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Green Food : le label eco-responsable de la restauration

temps de lecture: 4 minutes
green food

C'est quoi ?

Un label qui référence des restaurants engagés.

Comment ?

Les restaurants obtiennent le label après un audit et plusieurs examens et cela s’appuie sur le respect de plusieurs critères défini dans un cahier des charges. 

C'est pour qui ?

Les restaurants qui auront adopté cette vision « Green Food » pourront ainsi être référencé sur leur plateforme et ils pourront être facilement visibles par les consommateurs qui accordent une forte importance à la transparence et la l’impact environnemental.

contact@greenfood-label.com

My extra : Q1 - Parlez-nous de votre concept

Augustin, ‎Co-Founder & CEO · ‎LABEL GREEN FOOD

Le label a été créé en partant d’un premier constat, celui du consommateur, où il était juste impossible de pouvoir être guidé pour trouver un restaurant ayant une éthique environnementale. Et le second constat, était en tant que professionnel de la restauration, où il n’existait aucun organisme indépendant qui pouvait venir et officialiser une démarche environnementale.

Aujourd’hui il y a plein d’applications pour scanner pleins de produits, mais finalement quand on va au restaurant il n’y avait aucun outil qui permettait d’avoir une totalement transparence. C’était donc ce qui manquait d’un point de vue consommateur et surtout d’un autre côté il y avait beaucoup de restaurateur qui commençait à travailler de manière beaucoup plus durable.

L’objectif était vraiment de construire un organisme indépendant, avec un cahier des charges officiels, une méthode vérification jusqu’à décerner cette récompense eco-responsable.

My extra : Q2 - Quels sont les critères sur lesquels vous vous appuyez pour valider l’obtention de ce label ?

Augustin, ‎Co-Founder & CEO · ‎LABEL GREEN FOOD

L’objectif de Green Food était de vraiment avoir une vision globale de l’éthique environnementale d’un restaurant. Il existe 10 critères :

 

  1. Privilégier des produits locaux ou Bio pour la conception des plats.
  2. La gestion des déchets par le tri
  3. L’utilisation de produits écologiques pour le nettoyage
  4. La revalorisation des invendus
  5. La revalorisation des déchets organiques
  6. Les flux tendus
  7. Les dépenses énergétiques
  8. Proposer le Doggy Bag
  9. Proposer au moins 1 menu végétarien
  10. L’approvisionnement en énergie renouvelable

 

L’objectif c’est que l’équipe de Green Food puisse regarder, analyser et fait l’audit de l’ensemble de ces différents points cité. Et si le restaurateur va respecter un minimum de 6 critères sur 10, il peut obtenir le titre de restaurant eco-responsable.

Cependant, il y a un critère qui est obligatoire, il s’agit du sourcing produit c’est-à-dire que le restaurateur doit s’engager à travailler au minimum avec 30% de produits locaux ou Bio pour la conception des plats.

My extra : Q3 - Pouvez-vous nous dire plus sur l’équipe

Augustin, ‎Co-Founder & CEO · ‎LABEL GREEN FOOD

Il faut savoir justement que cette charte a été crée grâce à plusieurs acteurs.

Cette charte aujourd’hui est évolutive et n’est pas figée dans le temps.

Prenons par exemple le cas du Doggy Bag, aujourd’hui ce critère fait partie de notre charte et demain il va être amené à devenir obligatoire dans les établissements.

Notre rôle en tant que créateur de label Green Food, c’est d’être également précurseur. Ça fait déjà 3 ans que les établissements le mettaient en place et dès que ce critère sera rendu obligatoire, on n’aura donc plus besoin de le mettre en avant.

Nous allons donc devoir travailler sur un critère plus performant au niveau environnemental et donc cette charte justement est co-construite de part forcement les professionnels de la restauration mais aussi des professionnels au niveau de l’environnement.

L’objectif était donc d’avoir une charte cohérente. Personne n’est parfait, mais notre rôle c’est de justement accompagné à toujours faire « mieux ».

Nous ne voulons pas d’un label qui fasse d’une Greenwashing et qu’on ait par exemple 150 restaurants par ville, car ce serait mentir d’affirmer ceci. Notre cahier des charges à nous est plutôt exigeants. Notre rôle ce n’est pas non plus d’abandonner ceux qui n’obtiennent pas le label, mais de les aider, de les accompagner et voir comment on peut identifier leurs axes d’amélioration pour qu’ils puissent avoir une trace pour s’améliorer dans les mois ou les années à venir.

My extra : Q4 - Réalisez-vous régulièrement des contrôles pour justement permettent aux consommateurs d’être bien accueillis dans des restaurants eco-responsable ?

Augustin, ‎Co-Founder & CEO · ‎LABEL GREEN FOOD

Si on compare notre label, qui est quand même un jeune label par rapport à d’autres, on a pu constater qu’il y avait plusieurs choses au niveau des audits qui ne nous convenaient absolument pas. Il pouvait par exemple avoir un passage d’audit la première année et puis après pendant trois ans l’établissement obtenait toujours le label. Pour nous c’était juste impossible de continuer ainsi.

Notre label à nous est renouvelable tous les ans. Donc, si un restaurant veut garder son label l’année suivante, il va devoir repasser le même audit, les mêmes vérifications pour s’assurer que le restaurant est toujours bel et bien engagé et ainsi permettre au consommateur de retrouver des adresses qui sont réellement engagées et qui ont été vérifiés.

My extra : Q5 - Selon-vous quel est le point fort du concept Green Food ?

Augustin, ‎Co-Founder & CEO · ‎LABEL GREEN FOOD

Notre point fort repose vraiment sur la communauté des titulaires du label.

Pour nous il n’y a aucune importance à ce que ce label soit dupliqué un milliard de fois dans des villes, si c’est pour proposer des adresses qui sont totalement bidons !

Nous préférons avoir moins de partenaires, mais avoir des partenaires de qualités avec des adresses vraiment eco-responsable à renseigner aux consommateurs que d’avoir un référentiel un peu Greenwashing.

My extra : Q6 - Combien de restaurant en France ont décroché ce label ?

Augustin, ‎Co-Founder & CEO · ‎LABEL GREEN FOOD

Aujourd’hui on est à grand maximum 70 établissements qui ont obtenu ce label. Et pour ce qui est des candidatures on approche les 450.

My extra : Q7 - Avez-vous l’impression que ce secteur a pleinement pris conscience de son impact écologique ?

Augustin, ‎Co-Founder & CEO · ‎LABEL GREEN FOOD

Complètement ! Quand on a lancé Green Food, il a été le premier label eco-responsable de la restauration et on a également été le premier label a jugé l’éthique environnementale globale. Et aujourd’hui quand on voit que des Guides Michelin se sont mis à décerner leur étoile verte pour récompenser la gastronomie durable, pour nous c’est pari réussi !

C’est-à-dire qu’en l’espace de deux trois ans on a complètement entre guillemet « accompagné ce mouvement » de la restauration durable.

Notre objectif sera de pouvoir tirer vers le haut un maximum d’acteurs de la restauration.

Les Guides Michelin se basent sur des labels exigeants et qualités comme le nôtre.

Donc, nous notre travail sera de continuer à être sérieux dans nos audits, dans notre accompagnement et continuer à accompagner du mieux possible ce secteur.

My extra : Q8 - Voyez-vous une évolution dans un court, moyen ou long terme pour ce qui est des critères, afin de renforcer encore plus votre vision Green Food ?

Augustin, ‎Co-Founder & CEO · ‎LABEL GREEN FOOD

Au niveau des produits que ce soit locaux ou Bio, la restauration commerciale est encore très très loin. Aujourd’hui on parle beaucoup d’alimentation durable, de restauration durable avec des restaurants qui s’engagent mais c’est vraiment une toute petite minorité de ces établissements qui s’engagent réellement là-dedans. La plupart des établissements sont un modèle traditionnel lambda où il n’y a aucune réflexion. On voit encore un peu trop souvent des établissements qui se fournissent des aliments des quatre coins du globe. Il y a quelques restaurants qui font attention, mais la réalité et la grande majorité de ce secteur n’ont pas encore développé cette réflexion environnementale. Il y a donc un énorme travail encore à faire à ce niveau-là et sur d’autres niveaux également, comme par exemple les boissons. Mais pour le moment le plus important reste de valider cette première étape au niveau du sourcing produits pour aller plus loin et chercher d’autres critères plus performants.  

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